dimanche 15 décembre 2013

Article/26 Rénovation de l'école primaire

Article/26 Rénovation de l'école primaire

Grâce à la contribution de quelques québécoises et québécois nous avons pu compléter notre projet initial de rénovation de l'école primaire.

Nous avons trouvé à une heure trente de route une quincaillerie qui nous fournit des tôles de la meilleure qualité à un prix plus bas que la seconde qualité offerte localement.
Les premières tôles neuves.

La bande de jeunes qui nous épaulent depuis le début.



Avant et après


Apprentissage difficile


Vue d'ensemble


Les vieilles tôles seront vendues à un prix minime et serviront à acheter de la peinture.

En préparation pour peindre.



On mélange les bleus.

Remarquer les nouveaux types de souliers pour se protéger de la peinture.

Toute une différence avec l'état de cette école à notre arrivée.

Article/25 Retour sur Maguila

Article/25 Retour sur Maguila

Nous avons enfin pu livrer aux gens de Maguila le demi-kilomètre de tuyaux pour l'eau.


Comme le camion ne peut se rendre sur place, il faut transporter le tout à la main sur plusieurs centaines de mètres.L'école servira d'entrepôt.


Remerciements


Notre moulin à l’œuvre. Quel plaisir de l'entendre fonctionner. Chaque famille l'utilise trois fois par jour pour préparer la "massa" (pâte de maïs) qui servira pour faire la tortilla des trois repas. Un homme de la communauté consomme de 15 à 20 tortillas par jour.


Au revoir Maguila. A l'an prochain.


Régulièrement nous faisons monter les gens du coin.


Chroniques d'Onil/4 Douglas

DOUGLAS

ME LLAMO DOUGLAS

Cheveux d'encre noir très denses, coupés en brosse et taillés au rasoir par un ami de son âge, Douglas, 12 ans, porte soit un short trop large ou un pantalon fortement échancré qui a du faire trois fois au moins le parcours de Compostelle.
Sa fronde pandouille de sa poche arrière, lorsqu'il ne fait pas le tir sur  les cocotiers autour de  l'école.
L'école est une priorité au primaire surtout puisque des 270 enfants, seulement 57 fréquentent le secondaire. Notre école Socio Habitat desservira les barbulos et les barbulitos (les petits de la maternelle).
Au cours des deux premiers mois, Douglas était présent à tous les jours sur les chantiers avec la bandes quatre, Duarbin, Henry, et Johney, accomplissant les mêmes tâches que les adultes. Johney, le plus petit, sera peut-être un jour le caid du coin puisqu'il connait 4 mots d'anglais qui impresssionnent ses copains qu'il mène par le bout du nez.
Ensemble ils jouent au plus fort, au plus brave en montant tout en haut des cocotiers pieds et mains nus.
Douglas rêve de devenir Albanil comme Beto qui sait tout faire, et connait tous les métiers et qui est l'homme de confiance des communautés voisines.
Comme ses camarades, Douglas est futé, drôle, espiègle, attachant, à peine moins manipulateurs que les autres mais tout aussi tire-laine , malgré ses airs d'innocence.
Douglas ne tranporte pas le bois a sangle comme d'autres enfants de 6 à 12 ans.
Douglas est le fils du maire actuel, Joaquim, d 'origine Q'eqchi', qui hier sur le chantier a interpelé son fils en le nommant JUAN CARLOS.
Étonnés, nous avons appris que Douglas est le nom du frère aîné de la famille....
SACRÉ Douglas, va.
Au fait on apprend maintenent que Johnny s'appelle, lui MARCO

Quelle influence américaine!

dimanche 8 décembre 2013

Article/24 Fête des enfants à Chacalte et distribution de souliers


Article/24 Fête des enfants à Chacalte

La disribution de présents à tous les enfants (plus de 350) est une première à Chacalte.
 En ligne pour recevoir son cadeau: un petit sac contenant un jouet, des biscuits, des bonbons et un toutou (ou deux selon le format!).

 
A la fin de la journée, nous avons distribué à la volée parmi la foule, les plus petits toutous restants. Même les adultes s'amusent.


Merci à Diane et à son équipe de la capitale qui nous a préparé les sacs de cadeaux et les toutous. Vous avez rendu des enfants heureux.






Distribution de souliers:

Les familles des travailleurs qui ont apporté leur aide à faire le plancher de la nouvelle école ont profité de la générosité de Maya-Québec qui nous a gracieusement remis des souliers d'enfants québécois distribuer.

L'appel des familles

 Prêt pour la distribution

Choix difficile: deux à trois paires par famille selon le nombre d'enfants.



Article/23 La communauté de El Raton

Article/23 La communauté de El Raton

Le point d'eau de la communauté d'environ 70 personnes est à un demi-kilomètre. Ce bassin, alimenté par un simple boyau, sert pour la cuisine, la douche et le lavage du linge. Nous les soutiendrons éventuellement dans la construction d'un réservoir en béton afin de conserver l'eau en période d'abondance, ce qui leur fournira un peu d'eau en période de sécheresse.
Nous espérons compléter les travaux pour amener l'eau avec des tuyaux vers la place centrale du village et y installer « una pila » un lavabo collectif.


Une partie de la communauté devant la prise d'eau.

La cuisine

Un moulin à maïs en action. Du maïs à la « massa » ( la pâte de maïs), à la tortilla.


Sur la route, une famille nous a demandé de la photographier pendant qu'une autre a fait le voyage de retour avec nous.


Terrain de soccer des jeunes d'El Raton. Le but, en haut à gauche, est composé de deux branches d'arbre.

"Hay signal". De ce point élevé, nous avons pu communiquer par téléphone avec un chauffeur de camion qui pourrait livrer du matériel sur une route très difficile où seulement transite les 4X4 actuellement.

samedi 30 novembre 2013

Article/22 Sur la route

Le long d'une route isolée.

Du travail pour Fred Caillou. Ce tronçon de route a moins d'un an. L'asphalte n'existait pas lors de mon passage en décembre dernier. Plusieurs éboulis occupent déjà la nouvelle route.


 L'ancien et le nouveau.


Le groupe de soldats à qui nous avons donné un "lift". Comme c'est la coutume ici, ils se sont installés dans la boîte du camion pour la durée du voyage d'environ 40 minutes. Désormais lorsqu'on passe le poste de contrôle, on nous envoie la main.

Dans la cola (la file)

Tony le chauffeur de camion qui nous livre le sable et la pierre pour la construction. J'ai fait avec lui un voyage sécuritaire à la capitale avec son arme à la ceinture. Les bestiaux valent de l'or ici. En plus, il fait le plein avec du diesel de contrebande.

En route vers la vaccination: les jeunes infirmiers du centre de santé vont faire la vaccination en moto là où les véhicules ont de la difficulté à circuler. Les "pinatas" sont pour faciliter l'accès aux enfants en bas âge.

Chroniques d'Onil/3 Les hommes guatémaltèques

Chroniques d'Onil/3 Les hommes guatémaltèques

Sept heures, le brouillard se lève. On voit apparaître le véhicule des « campesinos » (paysans) qui s'occupent de la ferme dont ils deviendront éventuellement les propriétaires, sous une forme coopérative, au moment de la rentabilité.
Notre « albanil » Beto (homme de métier, en l’occurrence un maçon), qui accompagne le groupe de transport en commun, est déjà sur notre chantier, prêt à entreprendre la journée.
Les hommes guatémaltèques sont généralement de petite taille, mais d'une force physique surprenante. Leur étonnement, c'est de voir des femmes québécoises se joindre à nous sur le chantier. Même Beto, un homme ouvert, avance que les femmes guatémaltèques « ne travaillent pas » : elles restent à la maison. Pourtant, la récolte du maïs, le transport du bois quotidien … tout ça nous rappelle un autrefois pas si lointain.
Depuis la longue guerre civile, les hommes ont beaucoup perdu de leur spontanéité, comme les femmes d'ailleurs. Ils n'ont plus cette « joyeuseté » qu'on rencontre chez leurs enfants. Au premier contact, ils sont réservés, timides, peu à donner leurs opinions, de prendre une décision, à affirmer leur point de vue. Même leur poignée de main manque de vigueur : faible, molle, on a le sentiment qu'elle se campe en retrait ou en attente d'une affirmation qui viendra d'ailleurs. Leur regard se détourne aisément ou cherche dans l'horizon un échappatoire s'ils ont la perception d'un œil inquisiteur surtout si c'est celui d'une femme. Pourtant les jeunes hommes ne sont pas avares de sifflet lorsque les « mujeres » (femmes) circulent tout autour.
Pourtant ces hommes ont le cœur sur la main. L'entraide est constante et sans réserve. Une fois la confiance établie, on devient des leurs. Ils sont chaleureux, disponibles, accueillants, vous ouvrant leurs pauvres maisons et partageant avec vous le peu qu'ils ont.