dimanche 8 décembre 2013

Article/24 Fête des enfants à Chacalte et distribution de souliers


Article/24 Fête des enfants à Chacalte

La disribution de présents à tous les enfants (plus de 350) est une première à Chacalte.
 En ligne pour recevoir son cadeau: un petit sac contenant un jouet, des biscuits, des bonbons et un toutou (ou deux selon le format!).

 
A la fin de la journée, nous avons distribué à la volée parmi la foule, les plus petits toutous restants. Même les adultes s'amusent.


Merci à Diane et à son équipe de la capitale qui nous a préparé les sacs de cadeaux et les toutous. Vous avez rendu des enfants heureux.






Distribution de souliers:

Les familles des travailleurs qui ont apporté leur aide à faire le plancher de la nouvelle école ont profité de la générosité de Maya-Québec qui nous a gracieusement remis des souliers d'enfants québécois distribuer.

L'appel des familles

 Prêt pour la distribution

Choix difficile: deux à trois paires par famille selon le nombre d'enfants.



Article/23 La communauté de El Raton

Article/23 La communauté de El Raton

Le point d'eau de la communauté d'environ 70 personnes est à un demi-kilomètre. Ce bassin, alimenté par un simple boyau, sert pour la cuisine, la douche et le lavage du linge. Nous les soutiendrons éventuellement dans la construction d'un réservoir en béton afin de conserver l'eau en période d'abondance, ce qui leur fournira un peu d'eau en période de sécheresse.
Nous espérons compléter les travaux pour amener l'eau avec des tuyaux vers la place centrale du village et y installer « una pila » un lavabo collectif.


Une partie de la communauté devant la prise d'eau.

La cuisine

Un moulin à maïs en action. Du maïs à la « massa » ( la pâte de maïs), à la tortilla.


Sur la route, une famille nous a demandé de la photographier pendant qu'une autre a fait le voyage de retour avec nous.


Terrain de soccer des jeunes d'El Raton. Le but, en haut à gauche, est composé de deux branches d'arbre.

"Hay signal". De ce point élevé, nous avons pu communiquer par téléphone avec un chauffeur de camion qui pourrait livrer du matériel sur une route très difficile où seulement transite les 4X4 actuellement.

samedi 30 novembre 2013

Article/22 Sur la route

Le long d'une route isolée.

Du travail pour Fred Caillou. Ce tronçon de route a moins d'un an. L'asphalte n'existait pas lors de mon passage en décembre dernier. Plusieurs éboulis occupent déjà la nouvelle route.


 L'ancien et le nouveau.


Le groupe de soldats à qui nous avons donné un "lift". Comme c'est la coutume ici, ils se sont installés dans la boîte du camion pour la durée du voyage d'environ 40 minutes. Désormais lorsqu'on passe le poste de contrôle, on nous envoie la main.

Dans la cola (la file)

Tony le chauffeur de camion qui nous livre le sable et la pierre pour la construction. J'ai fait avec lui un voyage sécuritaire à la capitale avec son arme à la ceinture. Les bestiaux valent de l'or ici. En plus, il fait le plein avec du diesel de contrebande.

En route vers la vaccination: les jeunes infirmiers du centre de santé vont faire la vaccination en moto là où les véhicules ont de la difficulté à circuler. Les "pinatas" sont pour faciliter l'accès aux enfants en bas âge.

Chroniques d'Onil/3 Les hommes guatémaltèques

Chroniques d'Onil/3 Les hommes guatémaltèques

Sept heures, le brouillard se lève. On voit apparaître le véhicule des « campesinos » (paysans) qui s'occupent de la ferme dont ils deviendront éventuellement les propriétaires, sous une forme coopérative, au moment de la rentabilité.
Notre « albanil » Beto (homme de métier, en l’occurrence un maçon), qui accompagne le groupe de transport en commun, est déjà sur notre chantier, prêt à entreprendre la journée.
Les hommes guatémaltèques sont généralement de petite taille, mais d'une force physique surprenante. Leur étonnement, c'est de voir des femmes québécoises se joindre à nous sur le chantier. Même Beto, un homme ouvert, avance que les femmes guatémaltèques « ne travaillent pas » : elles restent à la maison. Pourtant, la récolte du maïs, le transport du bois quotidien … tout ça nous rappelle un autrefois pas si lointain.
Depuis la longue guerre civile, les hommes ont beaucoup perdu de leur spontanéité, comme les femmes d'ailleurs. Ils n'ont plus cette « joyeuseté » qu'on rencontre chez leurs enfants. Au premier contact, ils sont réservés, timides, peu à donner leurs opinions, de prendre une décision, à affirmer leur point de vue. Même leur poignée de main manque de vigueur : faible, molle, on a le sentiment qu'elle se campe en retrait ou en attente d'une affirmation qui viendra d'ailleurs. Leur regard se détourne aisément ou cherche dans l'horizon un échappatoire s'ils ont la perception d'un œil inquisiteur surtout si c'est celui d'une femme. Pourtant les jeunes hommes ne sont pas avares de sifflet lorsque les « mujeres » (femmes) circulent tout autour.
Pourtant ces hommes ont le cœur sur la main. L'entraide est constante et sans réserve. Une fois la confiance établie, on devient des leurs. Ils sont chaleureux, disponibles, accueillants, vous ouvrant leurs pauvres maisons et partageant avec vous le peu qu'ils ont.

dimanche 24 novembre 2013

Article/21 Le trottoir de l'école prend forme

Article/21 Le trottoir de l'école prend forme

Prêt à couler les formes

Un peu plus de ciment
 
Ça avance

On étend le ciment afin de le rendre anti-dérapant.

La technique utilisée pour finaliser l'anti-dérapant.

Les genouillères des québécois sont plus pratiques sur l'épaule pour recevoir les lourdes chaudières de sable, de pierres ou de béton.

Le résultat

Ces enfants ont passé la journée dans la « palangana » (la boîte du camion) lors du transport de matériel.

Article/20 Deux autres demandes d'aide sur la table

Article20/ Deux autres demandes d'aide sur la table
  1. Aldea La Caoba
Demande de rénovation de l'école primaire et de l'école maternelle. Les planchers sont sur la terre battue et humide.



Photo de groupe avec le cocode ( la mairie du village).

Un groupe de femmes préparent la nourriture des invités. Muy sabrosa la comida. (La nourriture est délicieuse).


  1. Santa Cruz Jiquiti
La pompe ne suffit plus à puiser l'eau du puits « maya ». Selon les habitants, ce puits existe depuis toujours. Il remonterait à l'époque maya.

La citerne rouillée et percée est à remplacer. Nous comptons amorcer l'an
prochain la construction d'une citerne en béton.

Localisation potentielle d'un prochain moulin à moudre le maïs. Cette maisonnette est inoccupée depuis plusieurs années.

Notre albanil Beto avec son père et sa mère.

La mère et la fille


samedi 23 novembre 2013

Chroniques d'Onil/2 Une journée à Florès

Il n'y a personne à la terrasse du café qui donne directement sur la rue à sens unique qui longe le lac Peten-Itza. Je bois lentement un jugo de naranja (jus d'orange).
Dans sa barque, accostée au quai, un homme me fait un signe de la main et m'indique son embarcation. Je lui fait signe de s'approcher. Il vient lentement et, dirais-je,  doucement, et demande la permission de franchir la grille et gravir les trois marches de la terrasse en jetant un coup d'oeil au serveur qui entérine mon invitation.
L'homme est de petite taille, mince, l'air aimable et le sourire sous-entendu, intelligent. Il a l'attitude humble, le regard convivial mais prêt a détourner les yeux devant une rebuffade.
Il s'adresse à moi en bon anglais. Je lui répond en mauvais espagnol. Il récidive en anglais, j'insiste en espagnol.
Je suis l'HOMBRE DE LA LANCHA (l'homme de la barque), fait-il et il ne vous en coûterait 200 Q pour voir le lac, les oiseaux, le développement de la rive. Comme je n'ai que le temps à regarder passer devant moi, j'accepte.
Nous parlons peu de politique qui demeure un sujet suspect, mais nous parlons beaucoup de sa vie quotidienne, agrémentée de la présence policière, de l'armée, la pêche, la protection des animaux, des gens dont il faut se méfier, surtout si on est en aide humanitaire, et en particulier de ceux qui vous saisissent la main pour montrer publiquement qu'ils vous connaissent bien et ... justement hier...
La ville de Florès s'est beaucoup policée ces dernières années passant de 2 policiers à 35.
Il m'explique l'importance des condamnations si quelqu'un porte une arme, un couteau, ou si on vous voit en contact avec un personnage inconnu ou louche.
Il écrit du doigt des chiffres invisibles sur le bancs de la lancha (la barque) m'indiquant le nombre de mois ou d'années de condamnation dans ces circomstances, tout comme il inscrit du doigt encore son âge en demandant le mien. Il me donne dix ans de moins que lui alors que j'ai dix ans de plus que lui.
Sa voix est douce, chaleureuse, un peu longue avec des teintes de tristesse ou de mélancolie rappelant l'époque ou il pouvait pêcher sur le lac alors qu'on y trouvait encore des crocodiles tués au profit des amateurs de bourse ou autres objets en peau de crocodiles. Aujourd’hui, la mort du crocodile coûte 10 ans de détention comme il vient de l'écrire sur le banc de la chaloupe.
Il m'appelle son ami québécois en bon anglais et je lui demande s'il connaît le Québec, en mauvais espagnol. Il a un ami au Québec.
Il imsiste pour prolonger la visite.
Il me montre ses animaux qu'un groupe de scientifiques tentent de protéger et qu'ils laissent partir progressivement vers la jungle à son plus grand plaisir.
Il connaît chaque oieseau et me montre un perroquet qui parle très nettement ... en anglais.
Il caresse les arbres de la main et en particulier celui qui est noir qui tue les moustiques contrairement au brun qui ne sait rien faire. Il montre cet autre qui donne à boire si on est perdu en forêt.
Il a 5 fils, dont l'un vit la-bas sur l'autre rive qu'il indique de son doigt fatigué qui a longtemps tenu la canne a pêche.
Il relance le moteur qui tousse plus que moi et qui refuse de démarrer a plusieurs reprises. La corde raidie est plus résistante que sa force physique. C'est à cause des herbages du fonds de l'eau m'explique-t-il.
Je l'assure qu'au prochain passage, je rétablirai le contact avec lui .
 Il me rappelle son nom et nous parlons tout au long du parcours de retour lui en bon espagnol et moi en mauvais espagnol.
Salut Victor.